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mardi 4 février 2025

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Mutuelle

Mutuelles : Éclaircissements sur la hausse des tarifs et notre engagement

Auteur : Séverine Herrscher, Directrice Générale de NUOMA Mutuelle

 Nous ne pouvons que réagir à l’article d’UFC Que choisir à charge contre les mutuelles publié la semaine dernière, sur la base de chiffres dont la source nous interroge. Il fait notamment état d’une hausse de 40 % des cotisations entre 2018 et 2024. A l’échelle nationale, la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques) publie chaque année le montant total des cotisations perçues par tous les organismes complémentaires. Entre 2018 et 2023 (2024 n’est pas encore publié), ce montant n’a évolué que de 15% ! Pour ce qui concerne notre mutuelle, entre la création de NUOMA en 2021 et 2024, les augmentations moyennes cumulées des offres pour les particuliers s’élèvent à environ 11 %. Nous sommes décidemment bien loin des 40% … Par ailleurs, ces augmentations ne visent évidemment pas à nous faire réaliser des bénéfices car la non-lucrativité est le fondement de la Mutualité, nous n’avons aucun actionnaire à rémunérer. L’évolution des cotisations est destinée à couvrir l’augmentation des dépenses de santé. Rappelons que sur la période considérée, la France a connu une période d’inflation importante qui a bien évidemment touché le domaine de la santé. Sans compter le désengagement de la Sécurité sociale.

L’UFC Que choisir évoque également des augmentations liées à l’âge. Il est vrai que sur ce plan, certains organismes sont peu scrupuleux et pratiquent des augmentations importantes à chaque anniversaire, en particulier pour les retraités. Chez NUOMA, nos principes mutualistes nous conduisent à promouvoir une solidarité intergénérationnelle et à ne plus augmenter les cotisations en raison de l’âge après 66 ou 68 ans selon les offres. D’une façon générale, nous continuons de pratiquer autant que possible la mutualisation des risques qui protège les plus fragiles.

Nous avons conscience de l’impact des évolutions tarifaires des contrats santé. Mais ces augmentations ne font que traduire les difficultés du système de santé dans son entièreté. Elles  ne sont pas à imputer aux organismes complémentaires qui doivent chaque année faire un exercice de prédiction délicat entre sauvegarde d’un équilibre économique et préservation de l’intérêt des adhérents.